Notre itinerance

La compagnie est bien surgie d’un rêve : celui de devenir une troupe ambulante avec roulottes , chapiteau , l’envie de vivre une réelle itinérance (dict : se déplacer pour exercer ses fonctions, ex: un ambassadeur itinérant).

Au-delà du rêve , il y avait de vraies convictions artistiques , philosophiques , sociologiques et politiques: l’ouverture à d’autres publics , l’enrayement d’une certaine « sclérose sociétale » due à trop de sédentarisation,  la « poétisation » des lieux ruraux ou citadins…

Oui , c’était ça , un peu comme écrire un poème sur les routes.

Mais aujourd’hui ce poème nous semble saugrenu , si pas suranné.

Hier, oui , nous voyagions avec un bus, un camion, le chapiteau, les enfants, jouant le rôle de colporteurs d’utopies.

Aujourd’hui , la route est plus dure, le gazoil trop cher, la pollution culpabilisante,  nos portefeuille plus vide , les endroits à « chapiteau « plus rares.

Et la télévision plus présente.

La modernité  laisse- t-elle encore une place à ce rêve là?

Enfin nous nous voyons surtout en grand questionnement , essayant de guérir nos frustrations.

On fait des plans sur la comète : Un nouveau chapiteau? plus d’argent pour les véhicules? investir dans la recherche pour rouler plus vert? Quoi , où, comment ?

Parce que notre désir reste encore intact.

Les commentaires sont fermés.